Homosexualités Espaces et Société

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Net Gay Baromètre 2005 INVS-CNRS-UQAM | Déontologie |
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Documents et rapports

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Lancement du Net Gay Baromètre 2009 : une enquête auprès des internautes gays fréquentant des sites de rencontre français.

Succédant au Net Gay Baromètre 2006, l’enquête 2008 2009 vise à dresser un portait des internautes gays fréquentant les services de rencontres en ligne comme à circonscrire la manière ces hommes vivent leur sexualité, la prévention du VIH et des IST lors de rencontres avec des partenaires occasionnels ou réguliers. Ce baromètre aborde cependant de nouveaux enjeux, au delà de la question du VIH/Sida, tels : la sexualité dans le couple, le contexte de développement d'une sexualité non-protégée, la fréquentation et les interactions avec le milieu communtaire traditionnels à des fins de rencontres, l'usage de drogue dans la sexualité, la pratique ou la recherche de relations sexuelles rémunérées, les besoins de matière de santé sexuelle, physique ou mentale, les relations entre estime de soi, l'image corporelle, les pratiques sexuelles minoritaires, les normes sociosexuelles dominantes etc . Responsables du projet : Léobon, A. (CNRS, UMR ESO), Velter, A. (INVS), Otis J. (UQAM).

Le Net Gay Baromètre 2006

Succédant au Net Gay Baromètre 2004, l’enquête dresse un portait des internautes gays fréquentant les services de rencontres en ligne. Auteurs : Léobon, A. (CNRS), Frigault, L-R (UQAM), Velter, A. (INVS). Cliquez ici pour le télécharger le rapport en version PDF .

Le Net baromètre 2004

Les usages d'Internet à des fins sociales, sentimentales et sexuelles ont suscité encore peu de travaux et nous connaissons encore mal leurs répercussions sur les identités sexuelles, sur l'organisation des réseaux sociosexuels, sur les pratiques sexuelles et sur les logiques préventives face aux IST et au VIH/sida. L’enquête, dont nous vous présentons ici succinctement les résultats, a été postée sur une dizaine de sites majeurs et représentatifs de la diversité sociale, sexuelle et culturelle de la population homo et bisexuelle masculine française et québécoise. Ce rapport traite des données franco-françaises. Il propose un portrait fidèle des usages de la toile et montre que leur variation est importante selon les sites de recrutement, nous rappelant que nous ne pouvons traiter le cyberespace comme un tout homogène. Les processus de segmentation entre convivialité et sexualité se retrouvent sur la toile entre l’univers de rencontre généraliste, celui, plus marginal, des pratiques BDSM et l’invisibilité de la culture de sexe « bareback ». Auteurs : Léobon, A. (CNRS), Frigault, L-R (UQAM). Cliquez ici pour le télécharger le PowerPoint.

Le document est disponible ici en version vidéographique à toute fin de communication sans la participation des auteurs.

La culture de sexe bareback : de l'expression à la réalité des prises de risques

Si le cyberespace est approprié dans la logique des espaces de rencontre « en face à face », il se distingue par sa capacité à visibiliser des cultures de sexe perçues ordinairement comme marginales et peu légitimes. Nous nous intéresserons ainsi, plus particulièrement à l’expression des pratiques à risque sur deux sites français traitant la question du risque dans leur interface : l’un s’adressant à la population « BDSM » et l’autre au mouvement « bareback ». Nous mettons en correspondance cette analyse statistique du discours avec les résultats d’une enquête en ligne postée, entre avril et Juin 2004 sur les sites étudiés ainsi que sur des sites généralistes. Cette analyse vise à mesurer l’ampleur, sur la toile, du phénomène bareback, d’en dégager les principales caractéristiques dès lors qu’on le perçoit comme une nouvelle culture de sexe. Ces résultats confirment que le réseau Internet est bel et bien un « nouvel espace » conduisant à la constitution de communautés en ligne, basées sur des sous cultures de sexe, à la réalisation de rencontres effectives pour leur membre, rencontres dont certaines présentent des risques majeurs. Face à cette réalité, les intervenants se doivent de redoubler leurs efforts pour s'adapter aux réalités du phénomène qui, sans être nouveau, est clairement médiatisé par la grande popularité d'Internet. Auteurs : Léobon, A. (CNRS), Frigault, L-R (UQAM). Téléchargez ici le document au format PDF
Sinon consulter ici le Powerpoint résumant ces résultats.

Le document est disponible ici en version vidéographique à toute fin de communication sans la participation des auteurs.

Vers une geographie des ressources et des services destinés à la population LGBT

Cet article propose une réflexion sur les dynamiques sociospatiales de visibilité de la population homosexuelle. Il s’appuie sur un regard historique entre capitales et régions dans un contexte international francophone. Nous y abordons les questions de production de territoires masculins, l’expression de la marge et du libre-arbitre de l’individu, la mise en scène de son corps dans l’espace public comme sa recherche d’invisibilité. Téléchargez ici le document au format PDF.

L’Internet gay : un nouveau territoire, face à une géographie des espaces de visibilité et de rencontre « en face à face »

Si la rencontre en face à face fût donc, très longtemps, le moyen de développer des homo-socialités, dans nos cités, désormais câblées, les citoyens sont raccordés à un réseau pour un prix modique leur permettant, non seulement d'obtenir des services couvrant ses besoins, mais d'entrer en relation les uns avec les autres selon un principe de téléprésence. La géographie sociale ne peut donc ignorer le nouveau territoire constitué par le contenu des services distribués par le réseau Internet. Nous verrons que paysage des ressources en ligne est diversifié et que le réseau est un lieu d’interactions et d'expressions de nouvelles sociabilités parfois « réactionnelles », facilitant la réalisation de projets pour des groupes ou des communautés labiles définies par ce qu'elles ont en commun : la convergence de points de vue dans le regard des autres. Cet article, en donnant quelques résultats d’une enquête diffusée en ligne par notre équipe (en 2004), montre les formes d’appropriation et d’usage du réseau par la population homo et bisexuelle Française et Québécoise. Ce travail confirme la légitimité d’investir ce nouveau territoire très dynamique sur le plan de la recherche académique et de la recherche-action. Téléchargez ici le document au format PDF.

Autres documents : les groupes de paroles autour des prises de risques délibérées en 2005

Retrouvez ici les résumés et éléments de retranscription de groupe de paroles mené à Sida Info Service permettant d'explorer la question Bareback . Pour obtenir les comptes-rendus, nous écrire.

En collaboration avec Sida Info Service
 
 

Groupe de parole de Décembre 2004En guise d’ouverture à ces discussions tournées autour du barebacking, les internautes ont tenté de comprendre ce qu’il en était exactement de la pratique. Sexualité hard ou soft ? Marque d’une certaine déviance ou outil de plaisir ? Il apparait également dès ce premier groupe de paroles que le vocable « bareback » désigne en réalité des situations de prises de risques assez différentes et dépendantes de la perception qu’ont les participants de leur propre sexualité.

Groupe de parole de Février 2005Le terme de la responsabilité, thème récurrent par la suite, est abordé ici de façon la plus insistante. Il s’agit alors pour des hommes adeptes de rapports sexuels non protégés de mesurer quelle est leur part exacte de responsabilité dans la contamination éventuelle de leurs partenaires. Les termes de coresponsabilité et de responsabilité individuelle amènent à un débat ouvert sur la question du sérotriage et sur la participation d'hommes séronégatifs à la communauté en ligne bareback.

Groupe de parole d'avril 2005Si la notion de responsabilité est à nouveau évoquée, il a été particulièrement question dans ce groupe de la légitimité des personnes séronégatives sur les sites bareback. Les webmasters doivent-ils autoriser ce public à entrer dans un réseau sociosexuel virtuel qui ne devrait concerner que des personnes séropositives ou f aut-il dépasser la notion des statuts sérologiques et comprendre le bareback comme une sexualité indépendante de son statut, au risque de se ou de contaminer ?

Groupe de parole d'octobre 2005 Cette séance questionne la réalité communautaire d’un groupe bareback : si les participants sont assez d’accord sur l’existence d’un réseau sociosexuel en ligne, leurs opinions divergent quant à la notion de communauté. Par ailleurs, la multitude de définitions de la pratique rappelle qu’on ne peut encore bien délimiter un champ spécifique au « bareback ». En effet, selon leur tranche d’âge, leur vécu du sida, ainsi que leur statut sérologique, les participants ont construit une définition du barebacking qui leur est propre.

Groupe de Parole de Novembre 2005 Ce groupe aborde la notion de risque. En effet, les participants se sont questionnés sur les motivations ou pratiques qui les ont conduits à une séroconversion volontaire ou involontaire. La présence parmi eux d’un jeune homme séronégatif a « attisé » les conversations. Deux raisons sont données pour expliquer les prises de risque en étant encore séronégatif : d’une part un mal être poussant à des attitudes suicidaires, d’autre part la volonté d’aller vers d’avantage de plaisir, en abandonnant le préservatif ou en se laissant porter vers une sexualité valorisant le sperme et le sexe en groupe.

Synthèse des divers groupes de parole de l'année 2005 Les notions de responsabilité, de légitimité ont été régulièrement abordées au cours de ces groupes de paroles. Le barebacking est-elle une pratique destinée aux seules personnes séropositives ? Ayant connu la stigmatisation des premiers temps du sida, les participants ont souvent le souhait de rester « entre soi » afin de vivre une sexualité libre et épanouie. Le risque de contamination semble vouloir être maitrisé. D’autres conçoivent au contraire le bareback comme une pratique dépassant les clivages de sérologie pour se rapprocher d’une sexualité pleine et entière.

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